C’est l’une des questions les plus posées lorsqu’on envisage de se lancer dans l’apprentissage de l’anglais. Et c’est aussi l’une des plus complexes.
Pourquoi ? Parce qu’il n’existe pas de réponse unique.
Apprendre l’anglais ne se résume pas à un nombre de mois ou d’heures universel. Tout dépend de ce que l’on appelle “apprendre”, de l’objectif visé, du point de départ et de la manière dont on s’y prend. Comprendre une série en version originale, se débrouiller en voyage, travailler en anglais ou parler avec aisance dans un contexte professionnel sont des réalités très différentes.
Dans cet article, nous allons répondre de façon honnête, concrète et structurée à la question : combien de temps faut-il pour apprendre l’anglais ?
L’objectif est de vous aider à vous situer, à comprendre les vrais leviers de progression et à éviter les fausses promesses.
Pourquoi il n’existe pas de durée universelle pour apprendre l’anglais
Lorsqu’on parle du temps nécessaire pour apprendre l’anglais, on oublie souvent une chose essentielle :
Apprendre une langue n’est pas un objectif en soi.
Ce qui compte, c’est ce que l’on veut être capable de faire avec cette langue.
Parler de durée sans définir le résultat attendu n’a donc que peu de sens. Entre comprendre des consignes simples, tenir une conversation informelle ou négocier un contrat, les exigences sont radicalement différentes. (et pour le côté pro, le CPF peut vous aider 😉 )
Autre élément clé : l’apprentissage linguistique n’est pas linéaire. Les progrès sont souvent rapides au début, puis plus progressifs à mesure que le niveau augmente. Passer d’un niveau débutant à intermédiaire prend moins de temps que d’atteindre un niveau avancé.
Enfin, chaque apprenant est unique. Deux personnes suivant le même cours, avec le même volume horaire, n’évolueront pas nécessairement au même rythme.
Les facteurs qui influencent le temps d’apprentissage de l’anglais
L’âge : enfant, adolescent ou adulte
Contrairement à certaines idées reçues, les adultes ne sont pas « mauvais » pour apprendre les langues. Les enfants bénéficient certes d’une plasticité cérébrale importante, notamment pour l’accent et la prononciation, mais les adultes disposent d’atouts majeurs : capacité d’analyse, stratégies d’apprentissage, motivation ciblée.
Chez l’enfant, l’apprentissage est plus implicite et progressif. Chez l’adulte, il est souvent plus rapide au départ, mais demande de la régularité pour s’ancrer durablement.
Le niveau de départ
Le temps nécessaire dépend fortement du point de départ. Une personne totalement débutante ne progressera pas au même rythme qu’un apprenant ayant déjà des bases scolaires, même lointaines.
Il est d’ailleurs fréquent de sous-estimer ses acquis. Beaucoup d’adultes se pensent débutants alors qu’ils possèdent déjà un socle passif (vocabulaire, structures simples) qu’il suffit de réactiver.
Le temps consacré chaque semaine
C’est un facteur déterminant. Une heure par semaine permet d’entretenir un contact avec la langue, mais reste insuffisante pour progresser rapidement. À l’inverse, une pratique régulière de plusieurs heures par semaine, même réparties en sessions courtes, produit des résultats bien plus visibles.
La clé n’est pas l’intensité ponctuelle, mais la régularité.
La méthode d’apprentissage
Toutes les méthodes ne se valent pas. Apprendre l’anglais uniquement par des applications ou des supports passifs montre rapidement ses limites.
À objectifs comparables, les études en sciences de l’éducation montrent que l’apprentissage accompagné permet une progression significativement plus efficace que l’auto-apprentissage seul. Dans la pratique, cela se traduit souvent par un gain de temps notable, lié au cadre, au feedback et à la régularité.
L’exposition réelle à la langue
Plus l’anglais est présent dans le quotidien, plus l’apprentissage est rapide. Écouter, lire, parler et penser en anglais favorise l’automatisation. L’immersion totale n’est pas indispensable, mais une exposition régulière est essentielle.
La clé, c'est la régularité !
Combien d’heures pour atteindre chaque niveau d’anglais (CECRL)
Le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL) est aujourd’hui la référence pour évaluer les niveaux d’anglais. Il permet d’estimer le volume horaire moyen nécessaire pour progresser.
| Niveau | Heures estimées | Ce que l’on sait faire |
|---|---|---|
| A1 | 80 à 100 h | Comprendre et utiliser des expressions simples, se présenter |
| A2 | 180 à 200 h | Gérer des situations courantes, échanges simples |
| B1 | 350 à 400 h | Communiquer de manière autonome dans des situations familières |
| B2 | 500 à 600 h | Interagir avec aisance, travailler en anglais |
| C1 | 700 à 800 h | Compréhension fine, expression fluide et nuancée |
Ces chiffres sont des moyennes. Ils supposent un apprentissage structuré et régulier.
Apprendre l’anglais rapidement : mythe ou réalité ?
Tout dépend de ce que l’on entend par « rapidement ». Apprendre l’anglais en trois mois est irréaliste si l’objectif est de parler couramment. En revanche, atteindre un niveau fonctionnel dans un laps de temps raisonnable est tout à fait possible.
Les progressions rapides sont souvent liées à :
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Un objectif clair et concret
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Un rythme soutenu mais réaliste
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Une méthode adaptée
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Une pratique orale régulière
Ce qui ne fonctionne pas, en revanche, ce sont les promesses de fluidité instantanée sans effort ni accompagnement.
En combien de temps peut-on parler anglais couramment ?
Le terme « courant » est souvent mal défini. Parler anglais couramment ne signifie pas parler sans accent ou sans erreur, mais être capable de s’exprimer avec aisance, de comprendre un interlocuteur et de se faire comprendre sans effort majeur.
Dans la majorité des cas, cela correspond à un niveau B2. Atteindre ce niveau demande environ 600 heures de formation et d’exposition réelle.
Apprendre l’anglais enfant vs adulte : quelles différences ?
Chez l’enfant, l’apprentissage est plus lent mais plus naturel. Les bases se construisent sur le long terme, sans pression. L’accent est souvent meilleur, mais la structuration grammaticale arrive plus tard.
Chez l’adulte, la progression est souvent plus rapide au début, car les capacités cognitives sont pleinement mobilisées. En revanche, les freins psychologiques (peur de l’erreur, manque de confiance) peuvent ralentir l’expression orale.
Les deux approches sont donc complémentaires et adaptées à des objectifs différents.
Formation encadrée ou autodidacte : quel impact sur la durée ?
L’apprentissage autodidacte peut fonctionner, mais il est rarement optimal sur la durée. Sans cadre, la régularité diminue, les erreurs peuvent s’installer durablement et la motivation s’essouffler.
Une formation encadrée permet :
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Un diagnostic précis du niveau
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Un parcours structuré
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Un suivi personnalisé
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Des objectifs clairs et mesurables
Résultat : un gain de temps significatif (Apprentissage de 30 à 40% plus rapide en moyenne*) environ et une progression plus stable.
Comment réduire le temps nécessaire pour apprendre l’anglais
Pour apprendre l’anglais plus efficacement, plusieurs leviers sont essentiels :
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Pratiquer un peu, mais souvent
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Privilégier l’oral dès le départ
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Accepter l’erreur comme étape normale
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S’exposer à la langue en dehors des cours
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Se fixer des objectifs concrets et atteignables
La vitesse n’est pas l’objectif principal. C’est la continuité qui fait la différence.
FAQ – Questions fréquentes
Peut-on apprendre l’anglais en 6 mois ?
Oui, pour atteindre un niveau de base fonctionnel, avec un investissement régulier et une méthode adaptée.
Combien de temps pour passer de A2 à B2 ?
En moyenne, entre 12 et 18 mois selon le rythme et l’accompagnement.
À quel âge apprendre l’anglais est-il le plus efficace ?
Même si commencer tôt sera toujours recommandé. On peut apprendre l’anglais efficacement à tout âge. L’efficacité dépend davantage de la méthode et de la motivation que de l’âge.
Combien d’heures par semaine faut-il pratiquer ?
Idéalement, pour pouvoir rentrer dans un emploi du temps classique, entre 2 et 5 heures, réparties sur la semaine.
Conclusion
Apprendre l’anglais est un parcours, pas une course. Le temps nécessaire dépend avant tout de vos objectifs, de votre point de départ et de la manière dont vous êtes accompagné.
Plutôt que de chercher à aller vite, il est plus efficace de construire des bases solides, durables et adaptées à votre réalité. Avec une approche structurée et personnalisée, l’anglais devient accessible à tous, quel que soit l’âge ou le niveau initial.
Et si vous avez envie de connaître votre niveau de départ ou que vous êtes carrément prêt à vous lancer, on est là !
Envie de vous lancer ?
On vous rappelle !